STABILITÉ ET ANCRAGE : ce que la montagne peut nous apprendre



Me sentir forte, stable, ancrée… Ce sont des sensations que je recherche souvent dans ma pratique de yoga. Pour cela, la posture de la montagne est une excellente façon de pratiquer ces concepts. Tout comme une montagne peut faire partie de notre paysage quotidien et rester dans le fond, un peu oubliée, la posture de la Montagne (Tadasana) peut paraître une posture sans intérêt, presque ennuyeuse.


« Quand la stabilité devient une habitude, la maturité et la clarté suivent. »

B.K.S. Iyengar


En réalité, cette posture nous cache bien de secrets car elle est la clé pour faciliter toutes les autres postures sur notre tapis. Si nous arrivons à maîtriser toutes les subtilités de Tadasana, nous pourrons mieux comprendre, aligner et rentrer dans notre corps quand nous faisons d’autres postures.

Quand nous sommes en Tadasana, tout notre corps est actif, la colonne est bien droite, nous nous montrons tel que nous sommes, sans nous cacher. Donc, quand nous pratiquons Tadasana à la maison, ou dans une salle remplie de personnes, cela peut paraître intimidant, presque gênant, de rester débout dans une posture si affirmée. Mais avec le temps et de la pratique, nous arrivons à assumer la posture et c’est pendant ces moments que nous pouvons mieux accepter notre corps, être en parfaite connexion avec chaque muscle et chaque tendon de notre corps. C’est une posture qui nous apprend à incarner les qualités de la montagne. Nous nous sentons inébranlables, implacables, extensibles et infinis dans toutes les directions, connectés au même temps à la Terre et au Ciel, intemporels…


« Assurez-vous de mettre vos pieds au bon endroit. Puis restez-y fermement. »

Abraham Lincoln


C’est une posture qui nous apprend aussi à savourer les moments les plus « banales » de notre quotidien. Car la vie, comme notre pratique de yoga, est composée majoritairement de moments « tadasana » et non pas de moments d’équilibre sur les mains ou d’inversions. Elle nous montre nos faiblesses corporelles. Si nous observons, en tadasana, des gênes ou des tensions localisées, nous pouvons presque être sûrs que ces tensions se retrouveront pendant notre pratique, sur d’autres postures.


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