COMMENT LÂCHER PRISE ?



Avant de faire ma rencontre avec le yoga, entendre ces mots m’hérissait le poil. D’une part parce que j’avais l’impression qu’on me disait : « vas-y saute dans le vide ! » sans entraînement, ni mode d’emploi, ni parachute. D’autre part, parce que j’y voyais une sorte de mollesse avec laquelle je n’étais pas du tout confortable. J’ai toujours été très dynamique et même si je sais que je dois me poser de temps à autre, j’aime bouger, être dans l’action. Alors, je me disais que cette attitude n’était pas alignée avec ma personnalité.



Puis la pratique de yoga est apparue dans ma vie. J’ai appris que si l’on veut tenir une posture, il ne s’agit pas de « tout lâcher », mais plutôt de jouer avec les tensions. D’observer et d’identifier les tensions qui nous servent, celles qui nous aident à maintenir la posture et même à aller plus loin. Ce qu’il fallait donc lâcher étaient ces tensions, ces pensées, qui nous desservent et qui nous empêchent d’être complètement présents dans la posture.

Dans le Manuel du guerrier de la lumière, Paulo Coelho écrit :


« Le guerrier de la lumière sait qu'il est impossible de vivre en état de complet relâchement. Il a appris de l'archer que, pour tirer sa flèche au loin, il faut maintenir l'arc bien tendu. Il a appris des étoiles que seule l'explosion intérieure permet de briller. Le guerrier constate que le cheval, aux moments de franchir un obstacle, contracte tous ses muscles. Mais il ne confond jamais tension et nervosité. »


C’est une intention qui revient souvent dans mes pratiques, observer. Est-ce que j’ai la mâchoire crispée, les sourcils froncés, les épaules tout près de mes oreilles ? Est-ce que j’ai des pensées du style « c’est dur ! », « je n’arrive pas ! » ou alors « il faut pas que j’oublie d’acheter X en rentrant à la maison ».


Et une fois que j’identifie ces tensions, je leur donne de la place. La plupart du temps, elles disparaissent à ce moment-là.


Alors, je décide d’aller plus loin et d’apprécier ces tensions qui restent, les tensions utiles qui permettent à mon corps de s’étirer, de me maintenir débout, de me soutenir. J’essaie alors de remercier ces tensions, de les aimer. Et cela peut sembler contradictoire mais c’est quelque chose que la plupart d’entre nous aime faire quand on écoute de la musique ou quand on regarde un film, par exemple. Nous aimons ces sensations de tension, d’inconnu, de vibration, de suspens. Parce que ce sont ces tensions qui nous donnent des sensations fortes, qui nous rappellent à quel point on est vivant et qui nous aident à avancer sur le tapis ou en dehors.


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