5 enseignements de la Bhagavad Gita que j'applique à ma vie quotidienne


La Bhagavad Gita est sans doute mon texte préféré de la philosophie du yoga ! A chaque fois que je m’y replonge, je trouve de nouveau messages qui me parlent, comme des petits cadeaux qui se dévoilent petit à petit et qui font parfaitement écho à ce que je traverse à ce moment-là dans ma vie.


Récemment j’ai eu l’opportunité d’échanger avec beaucoup d’entre vous sur ce beau texte et j’avais envie partager avec vous cinq enseignements de la Bhagavad Gita qui m’accompagnent souvent.


Se détacher du résultat


C’est la première chose que j’ai apprise grâce à ce texte. Dans une société très orientée par le résultat (il faut toujours faire plus, être plus, aller plus loin...) j’ai souvent tendance à oublier que ce qui compte, la plupart du temps, est le chemin. Agir pour le plaisir d’agir et non pas dans une quête pour un résultat particulier. À un moment de ma vie où je m’acharnais à tout vouloir contrôler, la Bhagavad Gita m’a aidé à comprendre que je ne contrôlais rien et que je devais lâcher-prise.


« Tu as droit sur tes actions, mais tu n’en as pas sur leur fruit. Agis seulement pour agir ; ne sombre pas dans l’inaction.

L’équanimité du yoga, c’est d’être ouvert tant à l’échec qu’au succès ; c’est se maîtriser ; c’est agir sans rien en attendre. » II. 47 & 48



L’importance de l’action


Quand je veux me lancer dans un nouveau projet ou lorsqu’une épreuve se présente, une question arrive souvent : suis-je capable ? Quand elle apparaît, je pense à Arjuna. Je m’identifie avec son dilemme initial. Je me rappelle alors la réponse de Krishna et me dis que je ne peux que faire de mon mieux et agir. L’action est le chemin.


« Ce n’est pas en fuyant l’action qu’un homme peut s’en affranchir ; tu n’atteins pas la perfection en te refusant à agir. » III. 4


Le non-jugement et la patience


Comme la plupart d’entre nous, parfois je juge trop rapidement ce qui m’arrive. Une chose se produit et très vite, je vais teinter cette expérience avec une émotion ; je la classifie et la juge : bonne ou mauvaise ; et je me laisse envahir par ce que me sens me renvoient. La Bhagavad Gita m’a appris à prendre un peu de recul. Ce que je perçois avec mes sens n’est ni bon ni mauvais. C’est la patience qui m’aide à mieux traverser ces moments intenses.


« Toutes les sensations – le froid, le chaud, le plaisir, la douleur – vont et viennent sans perdurer ; endure-les avec patience. » II. 14


La cause de mes conflits : l’illusion de séparation


Les mots de Krishna m’ont aidé à comprendre que mes conflits avec les autres proviennent souvent du fait que, souvent, je les perçois comme étant séparés de moi. C’est Eux contre Moi. Or, la Bhagavad Gita nous parle d’une essence qui est commune à tous les êtres vivants (l’atman). Ce concept m’aide à enlever cette barrière. Nous sommes tous égaux ; nous faisons tous de notre mieux tous les jours ; et nous sommes tous dans notre tête qui est un univers à part entière. Ceci m’aide à avoir plus de compassion envers les autres et me permet d’avoir moins de conflits dans ma vie quotidienne.


« Il considère tous les êtres comme égaux : prêtre, érudit, vache, éléphant, rat, même l’immonde paria qui se nourrit d’ordures. » V 18


Le contentement


C’est que l’on souhaite tous : être dans un état de bonheur permanent, durable. La Bhagavad Gita le résume très bien. Elle nous montre le chemin et le but à la fois. C’est un message à avoir en tête tous les jours.


« Qui reste égal dans le plaisir ou la douleur, dans le bonheur ou la souffrance, satisfait quoi qu’il advienne et juge égaux la fange, la pierre et l’or fin, imperturbable qu’on le loue ou qu’on le blâme, indifférent à l’honneur ou à la disgrâce, au succès ou à la défaite, impartial envers tous les êtres, détaché de l’action – cet homme a transcendé les trois gunas. »

XIV. 24 & 25